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Quand prendre la décision d'emmener son enfant chez le psy ?

La motivation à l’école

Psychologue scolaire – A l’heure où notre société offre à nos adolescents un large panel de possibilités concernant leur avenir, certains souffrent de désinvestissement scolaire. Dans la littérature, plusieurs thérapeutes témoignent de leur expérience avec les adolescents en décrochage scolaire. Ils mettent en évidence une surreprésentation de parents aux petits soins.

Dans le cas de l’apathie scolaire, il serait question, pour ces enfants, d’une difficulté à ressentir un désir pour leur projet de vie. L’hypothèse est qu’ils sont en mal d’autonomisation. En effet, le désir de réussite des parents pour leur enfant serait tellement fort qu’il se substituerait au désir de l’enfant lui-même. Ainsi, comme une graine que l’on arroserait trop, le développement du désir de l’enfant aurait du mal à advenir. A lire aussi sur letemps.ch à propos de l’apathie scolaire.

La naissance du désir

La naissance du désir est un thème complexe qu’il serait ambitieux de traiter en quelques lignes. Cependant, Jacques Lacan, psychanalyste français et auteur, nous donne des pistes de réflexions:

« L’homme désire car la satisfaction de ses besoins passe par l’appel adressé à un autre, cet appel se fait demande, demande d’amour » (Lacan).

La psychanalyse nous apprend donc que la relation primaire entre une mère et son enfant est la source du désir. En effet, le désir naitrait de la satisfaction des besoins du nouveau né par la mère et du plaisir qui en découle.

« Le désir s’ébauche dans la marge où la demande se déchire du besoin » (Lacan)

Encore une fois Lacan nous éclaire ici sur la source du désir. Il émerge entre la demande et le besoin. C’est la partie inconsciente qui nait dans l’espace qui se crée entre le besoin et la demande. Autrement dit, il faudrait laisser le besoin (biologique) se muter en demande.

Ainsi, dans ce subtile interstice, creux de l’origine du désir, vient se loger cette partie inconsciente qui sera l’origine de ce qu’on pourrait appeler ensuite la “motivation”.

La démotivation chez l'adolescent : comment y faire face ?

Qu’est-ce que l’amour parental ?

Parmi toutes les formes d’amour existantes, l’amour des parents pour leurs enfants est le seul qui est inconditionnel. Je parle de l’essence même de cette forme d’amour et pas vraiment de sa manifestation par le parent. En effet, il existe parfois un décalage entre l’amour ressenti par le parent et son aptitude à le manifester. Néanmoins, cela ne change rien à l’inconditionnalité de l’amour éprouvé.

L’écart entre l’amour que le parent ressent et sa possibilité de dispenser cet amour sous différentes formes, constitue, à mon sens, une piste de réflexion intéressante. En effet, je pourrais dire que plus cet écart est important, plus il y a de la culpabilité chez le parent.

Autrement dit, si l’amour inconditionnel ressenti ne peut pas être offert à l’enfant, le parent va se sentir inconsciemment coupable. Cette culpabilité est le berceau de la substitution du désir du parent à celui de l’enfant.

 

Psychologue scolaire : pourquoi avoir recours à un psy ?

 

En d’autres mots, moins l’aptitude à manifester de l’amour est importante chez le parents et plus le désir de ce dernier va se substituer à celui de son enfant. Faute de pouvoir dire à son enfant à quel point le parent est fier de lui, quel que soit le levier qu’il actionne dans sa vie, il va l’actionner à sa place pour être certain que l’enfant aboutisse.

A lire aussi : comment se traduit le décrochage scolaire ?

Aider les parents à aider les enfants

Quelle plus belle preuve d’amour que de vouloir le mieux pour son enfant ? On comprend tous les parents qui, de façon inconsciente, substituent leur désir à celui de leur enfant . Néanmoins, il est important que l’enfant puisse trouver les leviers qui lui correspondent et qui convoquent leur désir. Ainsi, l’entrée dans un monde émotionnel est garantie, ce qui est le moteur de la motivation chez l’enfant.

En aidant les parents à aider leurs enfants, nous pouvons sans doute lutter contre cette problématique d’apathie scolaire.


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Le décrochage scolaire

Le décrochage scolaire

Le décrochage scolaire – Après plus de 7 ans d’expérience en milieu scolaire, je tenterai ici une  lecture du phénomène du décrochage scolaire. En effet, le fléau de la “flemme”, comme décrit par certains jeunes, est responsable de bon nombre d’échecs scolaires. Un manque de motivation qui, en apparence, ne trouve sa source nulle part. En réalité elle est le signe d’une souffrance masquée importante.

Les familles migrantes et les autres

Mon expérience auprès des classes post obligatoires d’une école du canton de Vaud en Suisse, m’a permis de dégager quelques pistes explicatives de ce phénomène.

Si les dynamiques qui sont à l’origine du désinvestissement scolaire sont propres à chaque famille, certaines grandes lignes peuvent tout de même être tracées. Les raisons se déclineront différemment selon le statut social, le pays d’origine, le niveau scolaire et la maturité psychique. Mais le dénominateur commun reste ce symptôme de “décrochage” qui se retrouve, toutes couches de la population confondues.

Dans les familles migrantes dont les adolescents sont en décrochage on assiste au phénomène du conflit de loyauté entre l’école et la famille. Pour ces jeunes, l’école représente le pays d’accueil et la famille, le pays d’origine.  Le décrochage scolaire est souvent symptomatique d’une histoire migratoire au dénouement insoluble.

Dans les familles autochtones le conflit de loyauté est également le principal invité de la problématique. Pris entre les désirs parentaux et leurs propres représentation de leur avenir, les ados souffrent de confusion. Cette confusion est souvent la position la plus “confortable” qu’ils aient trouvé pour ne pas devoir faire le fameux choix impossible : leur projet ou celui de leur famille.

Décrochage scolaire : Pris entre les désirs parentaux et leurs propres représentation de leur avenir, les ados souffrent de confusion.

Une histoire qui n’est pas la leur…

En effet, ce conflit parle aussi d’une histoire au dénouement insoluble. Il raconte souvent une histoire qui n’est pas la leur, mais dont ils ont hérité. C’est l’histoire cachée du désir des parents. De ce qu’ils auraient voulu devenir, de ce qu’ils auraient voulu faire, de ce qu’il auraient dû construire.

Ainsi, ce désir parental refoulé et souvent inconscient chez les parents, est subtilement transféré sur les enfants. Ces futurs ado porteront donc sans le savoir, la responsabilité de la réussite du projet de vie de leur parents. Car pour ces derniers, ça sera comme avoir réussi un peu malgré tout.

Les migrants, les expatriés, les autochtones, les riches, les pauvres, se retrouvent dans ce même mécanisme. Le défi est de taille : être eux-mêmes dans une histoire dont ils ne sont pas le personnage principal. Trouver la motivation nécessaire pour satisfaire les désirs des parents tout en ne perdant pas de vue leur projet.

Certains y arrivent, d’autres se perdent dans cette quête qui dépassent les capacités que leur confère leur  jeune expérience.

Vidéo d’un débat sur le décrochage scolaire à visionner ci-dessous :

 


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La radicalisation chez les jeunes : une alternative au manque de héros du XIX siècle

La radicalisation chez les jeunes – Nous assistons aujourd’hui à l’émergence de nouveaux phénomènes sociaux chez nos jeunes. Parmi les plus inquiétants, la radicalisation. Cet article cherche à donner des pistes de compréhension de l’émergence de ce phénomène. Il s’agit de partir du manque de repères et de modèles chez nos jeunes.

 

A chaque époque un héros

Notre société actuelle souffre d’un manque de repères identificatoires pour nos jeunes. Les « héros » représentant des valeurs sociétales importantes sont très peu nombreux. Ce constat peut nous amener à réfléchir sur le phénomène de la radicalisation.

En effet, les sociologues nous montrent comment à chaque époque de l’histoire de l’humanité, la population a été portée par une cause à défendre. Depuis que l’homme dispose d’assez de ressources pour satisfaire les besoins de base nécessaire à sa survie, il a pu s’occuper des phénomènes sociaux. Les différents mouvements de l’histoire de l’humanité, depuis Alexandre le Grand jusquà Abraham Lincoln en passant par Nelson Mandela, mettent en scène ces héros des temps passés.

Si ces personnages représentaient des causes dans lesquelles s’engager, aujourd’hui on les trouve avec difficulté. L’horizontalisation de la société, l’accès au savoir et à l’information facilitée par le biais des réseaux sociaux relèguent le modèle humain au deuxième plan.

Notre société actuelle souffre d’un manque de repères identificatoires pour nos jeunes. Les « héros » représentant des valeurs sociétales importantes sont très peu nombreux.

 

Le positif et le négatif : deux face d’une même pièce

Ce phénomène comporte des aspects positifs, comme l’accès à l’éducation facilitée, le développement de l’intelligence émotionnelle chez nos jeunes, l’augmentation de l’attention au bien-être général de la population, etc.

Cependant, l’envers du décor existe bel et bien. En effet, cette nouvelle organisation sociale favorise l’idée selon laquelle il est possible de tout exécuter par soi-même. Un individualisme grandissant qui provoque une rupture avec le collectif et la transmission intergénérationnelle. Le savoir ne vient plus des anciens, mais des ordinateurs.

Les mouvements sociaux ne sont donc plus représentés par un leader humain identifiable. Si certains jeunes ont un bagage psychologique suffisant pour trier les informations et faire leurs choix, il n’en est pas de même pour tous. Bien que l’accès au savoir soit plus facile, il est très important de bénéficier de l’aide d’un adulte, pour faire des choix pertinents pour soi-même.

La radicalisation chez les jeunes

Dans l’ère où les adultes sont trop occupés à rester jeunes, ne valorisant ainsi pas leur propre expérience à transmettre, nous manquons de modèles. Faute d’un engagement social suffisant, perdus dans les méandres de l’information et guidés par une quête effrénée de l’identité, certains de nos jeunes se radicalisent.

La radicalisation peut être pensée comme une forme d’alternative, représentée par des leaders, là où les autres voies paraissent invisibles. Elle donne du sens à l’existence. Elle déresponsabilise des jeunes qui sont pris pour des adultes sous nos latitudes, mais qui sont encore des enfants en quête de parents. Autrement dit, elle comble une fonction sociale et psychologique qui tend à manquer.

Cette compréhension du phénomène, nous offre l’espoir d’un lendemain différent. En effet, je ne crois pas que les leaders de la radicalisation aient un pouvoir mystique que nous ne détenons pas. Je crois simplement qu’ils ont le pouvoir que nous leur laissons. Le temps est donc à l’engagement social et à la responsabilité collective.

 

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Jeunes en difficulté : quand et comment réagir ?

La place des adolescents dans la société d’aujourd’hui

Jeunes en difficulté – La plupart de nos adolescents vont bien mais ce n’est pas le cas de tous. L’ère du numérique et de la multiplication des possibles met les adultes au rang d’apprenants. Ce phénomène provoque un manque de modèles chez nos jeunes qui se sentent perdus. Ainsi, sous l’effet de ce tissus social carencé, certains jeunes présentent des difficultés, d’autres s’attellent à mener de nouveaux combats.

L’adolescence, une transition délicate

La plupart de nos adolescents vont bien ! Ils surfent sur la vague de leurs changements psychocorporels avec enthousiasme et se surprennent dans l’acquisition de leurs compétences. Si ce passage de l’enfance à l’âge adulte est en général le temps de la curiosité aiguisée et de la maturation de véritables projets de vie, il n’en va pas de même pour tous les adolescents. 

En effet, comme toute migration, celle du passage de l’enfance à l’âge adulte peut comporter certaines difficultés. À l’heure où les hormones n’en font qu’à leur tête sous l’effet pubertaire, la société demande à ces ados de faire des choix importants pour leur futur. Ces choix sont loin d’être dénués de paradoxes. Devoir trouver un apprentissage mais ne pas réellement savoir quels sont leurs centres d’intérêts.

 

La tentation des possibles

Devoir maitriser le numérique dans un monde où il est souvent question du risque du virtuel. Devoir apprendre à séduire le sexe opposé tout en se positionnant vis-à-vis de mouvements sociaux dénonçant le harcèlement. Devoir résister à la tentation de la consommation de cannabis tout en comprenant la vente de « CBD » dans les tabacs voisins. Vous l’aurez compris, c’est loin d’être simple ! Et pour cause, nos ados sont à risque de pertes des repères identificatoires.

Des limites floutées

À l’heure où les limites sont floutées à coup d’ouverture d’esprit, nos jeunes ne savent souvent plus quel combat mener. Dans ce nouveau monde où les figures identificatoires manquent et les héros ont disparus, nous assistons à l’émergence de nouveaux phénomènes sociaux.

En effet, dans ce contexte de déplacement du curseur des limites sociales, les adultes (parents, famille, enseignants) doivent être tantôt permissifs, tantôt interdicteur. Le lecteur pensera que ceci n’est pas une nouveauté et il aura raison. Néanmoins, la nouveauté est de devoir faire des choix liés à l’éducation des enfants, dans un monde où l’on est soi-même devenu novice et apprenant (technologies, nouveaux cadres législatifs, etc.).

 

si nos adolescents sont dotés d’une intelligence certaine, ils n’en restent pas moins capables de choisir d’une direction de pensée pour eux-mêmes.

 

Beaucoup d’adultes « choisissent »donc de devenir des pédagogues des temps modernes et prennent le parti d’élargir le champ des possibles pour leurs enfant. Or, si nos adolescents sont dotés d’une intelligence certaine, ils n’en restent pas moins capables de choisir d’une direction de pensée pour eux-mêmes.

En effet, on observe aujourd’hui chez certains de nos adolescents en dérive un dénominateur commun. Il s’agit d’une baisse de motivation accompagnée d’une fuite dans le monde virtuel à la recherche de repères chez leurs pairs partageant leur même vécu.

Jeunes en difficultés : tous co-responsables

Ces adolescents sont comme pris aux pièges dans un tissus social à trous, manquant de cohésion et de lien sous l’effet de la multiplication des possibles. Perdus dans l’énorme palette de solutions/choix qu’on leur présente, ils doivent eux-mêmes choisir ce qu’ils veulent investir. Mais comment faire pour choisir sans l’impulsion du modèle ?

Il ne suffit donc pas, à mon avis, de “laisser le choix” et de “montrer les voies” mais il conviendrait de représenter ces voies”. Nos jeunes doivent côtoyer des adultes passionnés et engagés plutôt que des théoriciens désaffectés.

Nous sommes dans l’ère des passions écologistes et des nouveaux mouvements sociaux représentés par des très jeunes. Ces jeunes sont en train de créer de nouveaux modèles de références à travers leurs pairs, faute de « pères » suffisamment influents.

La vie nous donne une belle leçon de renouvellement des forces et des passions et nos jeunes ont des ressources. Mais nous ne pouvons pas faire l’économie d’une prise de responsabilité collective sous l’appel criant de ces ados nous convoquant à manifester notre désir.

 


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